Au terme d’un match intense et spectaculaire, le CVB52 s’incline au tie-break face à Paris et voit s’envoler son rêve de finale de Coupe de France. Portés par un Pierre Toledo retrouvé, les Chaumontais ont su revenir à hauteur après avoir été menés, pousser la rencontre jusqu’au set décisif, mais ont fini par céder face au réalisme parisien. Une élimination cruelle après une prestation engagée.
Un Toledo retrouvé porte les siens
Durant les premiers échanges, les Cévébistes à l’image de Toledo n’y arrivent pas, leurs attaques sont défendues ou bloquées, et ce sont les Parisiens qui infligent le premier break de la rencontre. Mais le bloc chaumontais riposte rapidement, suivi d’une attaque dehors d’Huetz, et voilà les deux équipes remises à égalité.
Un ace de Wiltenburg viendra inverser la tendance des premiers échanges, qui à nouveau viendra se faire annihiler rapidement par Paris. Ces premiers échanges sont solides, et on sent que la rencontre sera tonitruante, entre deux équipes aillant encore besoin de certitudes pour leur maintien en MSL. Koops met à mal la réception chaumontaise, et fais reprendre les devants aux siens avec des défenses de partout, touchant tous les ballons chaumontais, 7-6.
Commettant peu de fautes au service pour beaucoup d’engagement, les Parisiens font un nouveau break et prennent le large (12-9). Une attaque miraculeuse de Toledo sur la ligne alors que la balle vient de plus de 10m permet aux Cévébistes de revenir à une longueur, puis un rallye remporté de revenir à 14-14. Les bases sont toujours aussi hautes dans cette rencontre, ce qui promet un duel de haut vol si toutefois celles-ci sont maintenues. Molotkov y va de son ace pour remettre les siens dans de bonnes disposition à l’orée du money time.
Toledo continue sur sa belle lancée à la pointe et fais revenir les siens à une longueur. Un service de Raptis, fleurtant avec la bande du filet aurait pu redonner l’avantage aux Cévébistes, mais le ballon finit sa course en dehors des limites du terrain, 20-19.
Le bloc parisien fait des siennes et fait mal aux Chaumontais, au plus mauvais des moments, et à deux reprises. Toledo répond à sa manière, avec un carré magique puis un bloc-out, et le tableau d’affichage nous donne: 22-22. Les Cévébistes se permettent même le luxe de prendre les devants. La première balle de set est chaumontaise, avec Pasteur sur la ligne de service. La première sera la bonne sur un bloc de Saaremaa, 23-25.

A courir après le score tout le set…
Dans ce second set, Paris impose son rythme au service et assène un gros coup de massue dès l’entame, avec un cinglant 4-0, juste avant que Toledo ne stoppe l’hémorragie. Une nouvelle erreur en réception viendra ternir un peu plus ce début de set chaumontais, et Iban Perez pose déjà son…second temps mort pour essayer d’enrayer la machine parisienne si bien huilée sur le moment…9-3.
Molotkov se fait attraper plusieurs fois par Saaremaa, ce qui a l’air de l’agacer au plus haut point. Les Cévébistes bataillent, et reviennent à 4 longueurs (14-10), mais l’écart concédé en début de manche risque d’être fatal pour les hommes d’Iban Perez, tant la marche semble haute et compliquée à gravir lors de chaque break.
Ca chauffe à travers le filet entre Molotkov et Raptis avec des échanges de regard un peu prononcés, mais c’est dans le jeu qu’il faut faire ses preuves. Et à ce niveau là, c’est Paris qui tire son épingle du jeu dans ce set, 20-13. Iban Perez lance Serafin et Marty avec un double changement (à la place de Toledo et Walsh) afin de tenter quelque chose. Cela aura le mérite de faire bouger les lignes, mais pas assez pour inquiéter des parisiens trop sereins avec leur avance engrangée dès le début. C’est ainsi que la parité sera ramené à la fin de ce set, avec Paris qui l’emporte 25-18.

Fin de set cruelle malgré la belle réaction
Le bloc parisien n’a pas l’air d’avoir baissé de régime lors de cette reprise, et les Chaumontais s’emmêlent à nouveaux les pinceaux tout seul, à l’image de cette balle mourant seule de leur côté du filet sur la troisième touche… et Paris refait le coup du second set en prenant le large, 6-2.
Molotkov une fois encore s’échauffe, avec Brett Walsh cette fois-ci à travers le filet. Les arbitres semblent ne pas prêter attention à cela pour le moment. Pendant ce temps, Bracko a pris la place de Raptis, toujours à la peine dans cette manche. Toledo tente de limiter les dégâts, et le CVB52 revient à une longueur sur les services de Saaremaa. Paris reprend le large sur de nouvelles approximations chaumontaises, et affiche à nouveau +3. Une nouvelle altercation a lieu au filet entre Saaremaa et Huetz cette fois-ci, l’arbitre appelle alors les capitaines afin de calmer les ardeurs de chacune de leur troupe… Une nouvelle série de Moltokov au service viendra alourdir un peu plus la marque, et Paris mène 17-13.
Toledo au service, épaulé par Bracko à l’aile, permettent aux Cévébistes de revenir à 17-16, forçant ainsi le coach parisien Mauricio Paes à poser une temps mort. Mais Toledo n’a que faire de cela, et assène un ace en sortie de temps mort. Les Cévébistes changent alors complètement de visage et se montrent incisifs sur tous les ballons, tandis que les Parisiens commencent à accuser le coup…oui, Chaumont est repassé devant, 17-18.
Cette fin de set s’annonce irrespirable, tandis que Toledo se fait attraper par la patrouille au bloc, et laisse ainsi les Parisiens reprendre l’avantage à l’entrée du money time, 20-19. Molotkov a la bonne idée d’attaquer à nouveau en dehors des limites du terrain, et les coéquipiers de Walsh repassent devant. Un bras de fer intense emballe la rencontre avec chaque équipe qui passe devant l’autre à tour de rôle… Après avoir perdu l’avantage, le CVB52 se retrouve à courir de nouveau après un break pour inverser la tendance, 23-22. Mais Paris pensait avoir une première balle de set, qui sera annulée par une faute de fil via le challenge vidéo. La suivante sera quant à elle validée, et Paris a l’opportunité de clore ce set, 24-23, mais annihilée par une attaque aux 3m de Jacob Pasteur.
Paris conserve son avantage mais ne parvient pas à conclure jusqu’à…28-26. Paris mène 2-1.

Le CVB52 emmène tout le monde au tie-break
Pas de trous d’air pour le CVB52 dans ce début de set, puisque ce sont eux qui mènent la danse, avec deux petits breaks d’avance, 6-9. Les Parisiens ont plus de mal à conclure, tandis que côté chaumontais, les engagements sont beaucoup plus tranchants, mais les Parisiens survivent grâce notamment à l’impact de leur pointu Molotkov… Mais un trou d’air parisien, accompagné de lucidité chaumontaise, inverse la vapeur par rapport aux deux derniers sets, et ce sont les Cévébistes qui prennent le large (9-15).
Brett Walsh distribue bien, et Pierre Toledo continue son festival. Le CVB52 se porte bien, et sans la pression de devoir courir après le score, les joueurs jouent libérés et cela se voit sur les visages. Les Chaumontais se dirigent vers le gain de cette 4e manche synonyme de tie-break, qui n’est, on ne va pas se mentir, pas la spécialité de nos joueurs cette saison… mais passons, le dernier en date joué a été couronné de succès pas plus tard qu’il y a 72h au Plessis-Robinson.
Tranquillement, Chaumont remporte ce set, non sans quelques sursauts d’orgueil parisiens, 21-25.

Pas de finale de Coupe de France pour le CVB52
C’est donc dans cet ultime set de 15 points que les deux équipes vont batailler pour une place en finale de la Coupe de France.
Le premier point voit une belle démarcation de Brett Walsh pour Pierre Toledo, mais de suite suivi par un mésentente entre Wiltenburg et Pasteur. Le CVB52 semble fébrile et se fait toucher tous ses ballons, Paris mène la danse d’une longueur. Mais Saaremaa redonne l’avantage aux Cévébistes avec un ace bien senti, puis Molotkov dévisse en dehors du terrain, +2 pour le CVB52.
Koops stoppe l’hémorragie après le temps mort aux 3m, puis Bracko se fait attraper par Molotkov, et revoila les deux équipes à égalité. Wiltenburg au bloc en un contre un, puis Molotkov avec toujours cette diagonale dehors, remette l’écart comme il l’était quelques minutes auparavant, 6-8.
Molotkov, toujours lui, assène un ace à la réception chaumontaise et remet les siens à flots, avant que Toledo ne se fasse attraper par la patrouille à son tour, et Paris reprend l’avantage, 10-8. Mal embarqué, Koops parvient à mettre la balle au sol et conserve l’avance parisienne.
Pasteur ne tremble pas à conserve l’espoir du côté chaumontais (13-12), mais la première balle de match est bien parisienne.
Koops au service ne tremble pas mais les Cévébistes sauvent cette première balle de match. Malheureusement, la seconde sera la bonne, et c’est Molotkov qui conclut sur une ultime attaque, 15-13, propulsant ainsi les Parisiens en finale de Coupe de France, et laissant les Cévébistes hagards, n’ayant ainsi plus que le championnat à jouer.